This is a novel I wrote. Maybe I'll traduce my text in english soon

But please everybody, even if you don't understand nothing about french, don't read the last lines. French and english are maybe closer than you think

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MA PATRIE
Ce n’était pas un homme comme les autres. En rien il ne ressemblait à tous ces autres politiciens que j’avais eu l’occasion de rencontrer. Il était vêtu de manière toujours très simple, il était calme, toujours posé et possédait ce brin humoristique dans sa manière d’être. Il apportait des idées nouvelles politiquement et économiquement et savait les défendre avec conviction. Les gens étaient attirés par lui par l’émanation de sa vive et étrange personnalité. Je faisais partie, moi-même de ses plus grands partisans. J’avais eut l’occasion, d’ailleurs, de lui parler quelques fois et d’échanger des idées en sa compagnie. C’était un homme extrêmement intelligent, nul n’aurait pu dire le contraire. Et c’est d’ailleurs à peu près ainsi que, cette journée là, il amorça son discours :
« Il n’y a pas si longtemps, notre pays était de loin le plus grand, le plus fort et le plus respecté car les Hommes d’ici sont forts, courageux, beaux et on été longtemps très fiers de leur patrie. Il est de notre devoir de le montrer, de le faire voir à toutes les autres nations. Nous devons leur prouver, et ce, par le travail de nos mains, la sueur de notre front et par notre intelligence. »
Il nous regarda. Il avait une de ces manières de poser un regard sur l’assemblée… On pouvait sentir la frénésie s’emparer tranquillement de celle-ci. Chaque mot, chaque parole prononcée faisait grandir l’excitation. Il avait une manière de capter l’attention qui ne pourrait se décrire avec des mots. Il était probablement, malgré ses différences, l’homme le plus charismatique qu’il me fut donné de connaître durant ma vie.
« Grâce aux idées de mon parti, le pays ne pourra connaître que la prospérité car le régime politique que je vous propose aura tôt fait de diminuer de manière considérable les actes criminels comme le vol, la violence et l’abus. Bientôt, ces termes ne seront que de vagues souvenirs oubliés dans vos esprits, chers concitoyens. Mes idées, sans aucun doute, sauront rehausser l’économie actuelle du pays, qui d’ailleurs souffre énormément. »
L’homme passa une main dans ses cheveux foncés. Dans ses yeux noirs, on pouvait aisément discerner une lueur de vérité. On avait l’impression de pouvoir y lire la force d’esprit et de leadership à leur état le plus brute. Je vous dis ceci avec certitude : cet homme était né pour changer l’histoire de notre valeureux pays.
« Chers concitoyens, riches ou pauvres, sachez que désormais une nouvelle ère s’offre à vous. Je vous propose une société qui condamnera les inégalités sociales, qui défendra les progrès sociaux et qui prônera l’avènement d’une société égalitaire et l’orientation la production en vue de satisfaire les besoins individuels et collectifs des hommes. Je vous propose une société où le développement technologique de pointe, autant en matière de santé que d’industrie, sera une priorité. Toutes ces idées permettront à notre pays de retrouver une stabilité économique. Je vous promets, chère nation, de l’emploi pour nourrir vos familles. Je vous promets un accès facile à des modes de locomotion personnels. Suivez-moi! Je vous promets de refaire de ce pays qui est mien et vôtre un pays fier aux yeux du monde. Nous sommes une nation forte, et mon projet consiste à rétablir l’ordre dans ce pays autrefois fier. Ensemble, nous formons son avenir.
Punissons ceux qui nous ont causé tord et ont salis notre nom avec mépris. Salissons à notre tour celui de ceux qui nous ont fait perdre la rébellion. Levons-nous contre nos ennemis! Chassons-les! Éradiquons-les et prouvons que nous sommes restés malgré les tords un pays uni et fier. Construisons ensemble un peuple meilleur, transformons notre patrie en un pays respecté de tous, en un peuple fort. Combattez à nos côtés, citoyens! »
Je crois que de toute ma vie, je n’avais jamais entendu de tels applaudissements. Il planait une ambiance chaleureuse, indescriptible, frénétique. Jamais de toute ma vie je n’avait vu des gens hurler aussi fort à la gloire d’un discours. C’est comme si tous les espoirs d’une patrie morte depuis déjà onze ans reprenait vie en quelques secondes. Cet homme allait, et je le savais du plus profond de mon être, révolutionner le pays à jamais.
C’est par la suite, à travers les applaudissements, qu’il salua la foule d’un mouvement de bras en s’écriant vers la foule déchaînée: « Sieg Heil!!! ». Et puis s’élevèrent dans une chorale comblée et fière, ces mots, empreints de tous nos espoirs et de tous nos rêves : « Heil Hitler!!! ».
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